6ème
A quoi rêve cet enfant?
Raconte son rêve à la première personne du singulier, au présent.
Ton récit commencera par:"Il fait chaud, je suis fatigué."
Questions
1 - Combien de lignes doit comporter mon texte ?
2 - Peut-on rédiger des dialogues ?
3 - Est-ce que'on a le droit d'inventer une histoire dans laquelle il y a du surnaturel ?
Que s'est-il passé dans les 5 mn précédant la prise de vue?
Je me promenais dans les ruelles de la favelas. Des sacs en plastique voltigeaient dans la poussière.Les façades délabrées des maisons soulignaient la misère du quartier.La chaleur était accablante et je désespérais de trouver un sujet intéressant pour mon reportage. Je suais , je suffoquais presque et la soif me tenaillait. J'étais prêt à renoncer , à retourner à mon hôtel. Et pourtant, il fallait que j'envoie quelque chose à ma rédaction pour justifier ma note de frais. Mon rédacteur m'avait envoyé là-bas pour réaliser un reportage sur la vie des enfants dans ce pays et il voulait du sensationnel.
Au détour d'une rue, je le vis. Je restai quelques instants sans bouger, mon coeur battait à tout rompre. Je n'avais plus soif, je n'avais plus chaud. J'étais dans un état second. Dans l'embrasure d'une porte, je découvris le sujet idéal qui allait me permettre de réaliser un chef d'oeuvre. Je voyais déjà mon travail publié dans la presse et mon nom sur l'affiche d'une exposition!
Sur une table en bois, des balles de base ball attendaient d'être cousues avec les longs fils qui pendaient ironiquement du haut d'un mât, piètre navire qui ne partirait jamais avec à son bord les rêves des enfants exploités.
À cet instant, j'aperçus un serpent qui rampait en direction de l'enfant. Le retour à la réalité fut brutale: ma phobie des reptiles me rendit incapable du moindre mouvement. Mes projets de gloire tombaient à l'eau.Et je ne pouvais le sauver.Si je criais, l'enfant se réveillerait et ma photo serait ratée!
Sur le moment, j'oubliai de m'indigner de la situation révoltante que j'allais pourtant pouvoir dénoncer grâce à mes clichés.Je choisis le meilleur angle, fis la mise au point et appuyai sur le déclencheur. Je recommençais plusieurs fois car je voulais être sûr d'avoir capté toute la lumière, toute l'émotion que je ressentais face à ce petit garçon endormi qui serait le porte drapeau de mon reportage .
